GR10. Aux origines de l’aventure Les débuts du GR10 Tracé à partir des années 1960, le GR10 trouve son origine dans la détermination d’un homme pour qui la randonnée était une affaire de passion et de partage. Grâce à Jean Loiseau, l’histoire du GR10 s’est écrite en rouge et blanc, et au pluriel. Après-guerre, Loiseau…

GR10. Aux origines de l’aventure

Les débuts du GR10

Tracé à partir des années 1960, le GR10 trouve son origine dans la détermination d’un homme pour qui la randonnée était une affaire de passion et de partage. Grâce à Jean Loiseau, l’histoire du GR10 s’est écrite en rouge et blanc, et au pluriel.

Après-guerre, Loiseau fonde le Club des compagnons voyageurs à Paris, qui propose à des jeunes de préparer ensemble,puis de réaliser de grandes itinérances sur les chemins de France. Il découvre surtout l’immense potentiel de la randonnée, qu’il envisage déjà comme une passion qui se partage et se transmet. Il le fait avec de nombreux articles, que son travail d’archiviste à la Banque de France à mi-temps lui laisse le loisir de rédiger. C’est à travers l’un de ses textes, paru dans la revue Camping plein air en 1945, qu’il lance un appel pour la création de 30 grands itinéraires, les GR, à travers la France. Chacun d’eux est décrit et agrémenté d’une carte. Tous existent aujourd’hui, dont le GR10 qui traverse les Pyrénées de l’Atlantique à la Méditerranée. En 1947, le Touring club de France s’associe au projet, pour lancer un grand appel national aux passionnés.

Ainsi Bernard Woimant, premier président de la Fédération française de randonnée pédestre, évoquait-il son cousin, père des grands itinéraires de randonnée en France. Car, à la genèse du GR10 et de tous les autres fabuleux sentiers d’itinérance qui jalonnent notre territoire, il y a bel et bien cet homme. Jean Loiseau, fils du sculpteur Georges Loiseau-Bailly, voit le jour à Paris en 1876. Il découvre la randonnée à l’adolescence auprès des Scouts, où il sera très actif jusqu’en 1914. Nous sommes à l’époque où les mouvements pour le tourisme émergent avec, quelques décennies plus tôt, la création du Club vosgien, du Club alpin français et du Touring club de France. L’alpinisme et le pyrénéisme attirent de plus en plus d’adeptes, et plus uniquement les bourgeois et aristocrates aventuriers. Suivront, en 1936, les congés payés et la grande vague du camping en plein air.Ainsi Bernard Woimant, premier président de la Fédération française de randonnée pédestre, évoquait-il son cousin, père des grands itinéraires de randonnée en France. Car, à la genèse du GR10 et de tous les autres fabuleux sentiers d’itinérance qui jalonnent notre territoire, il y a bel et bien cet homme. Jean Loiseau, fils du sculpteur Georges Loiseau-Bailly, voit le jour à Paris en 1876. Il découvre la randonnée à l’adolescence auprès des Scouts, où il sera très actif jusqu’en 1914. Nous sommes à l’époque où les mouvements pour le tourisme émergent avec, quelques décennies plus tôt, la création du Club vosgien, du Club alpin français et du Touring club de France. L’alpinisme et le pyrénéisme attirent de plus en plus d’adeptes, et plus uniquement les bourgeois et aristocrates aventuriers. Suivront, en 1936, les congés payés et la grande vague du camping en plein air.

Après-guerre, Loiseau fonde le Club des compagnons voyageurs à Paris, qui propose à des jeunes de préparer ensemble,puis de réaliser de grandes itinérances sur les chemins de France. Il découvre surtout l’immense potentiel de la randonnée, qu’il envisage déjà comme une passion qui se partage et se transmet. Il le fait avec de nombreux articles, que son travail d’archiviste à la Banque de France à mi-temps lui laisse le loisir de rédiger. C’est à travers l’un de ses textes, paru dans la revue Camping plein air en 1945, qu’il lance un appel pour la création de 30 grands itinéraires, les GR, à travers la France. Chacun d’eux est décrit et agrémenté d’une carte. Tous existent aujourd’hui, dont le GR10 qui traverse les Pyrénées de l’Atlantique à la Méditerranée. En 1947, le Touring club de France s’associe au projet, pour lancer un grand appel national aux passionnés.

Les Pyrénées, montagnes à champignon?

Fasciné par l’hiver, Christian Delastre propose un voyage au Svalbard, à la rencontre des paysages graphiques formés par la puissance et la beauté de la glace, où l’on peut à la fois se perdre et se trouver.

Avec des forêts abondantes disséminées sur l’ensemble du massif, parfois jusqu’à de très hautes altitudes, les Pyrénées sont un territoire propice à la cueillette ou à l’observation des champignons. Car c’est la présence des arbres qui permet une grande diversité fongique, avec leur cortège de champignons mycorhiziens (qui poussent en symbiose avec les racines des arbres), mais aussi les décomposeurs de bois, très nombreux. “Le modèle dominant de la hêtraie-sapinière que nous connaissons dans nos vallées offre en plus une grande richesse d’espèces”, confirme Robert Cazenave. Au-delà des forêts, les champignons de prairie comme les agarics, les hygrocybes ou le très convoité mousseron de la Saint-Georges trouvent des conditions idéales.

« Ici, tout le monde peut marcher à son rythme », explique Camille en ajustant son sac à dos. Les enfants rient et courent déjà sur le sentier, tandis que certains parents prennent des photos des premières lueurs sur les sommets. La balade commence doucement le long d’un chemin bordé de fleurs sauvages, avec la rivière en contrebas qui murmure comme une invitation à l’émerveillement. Les poussettes tout-terrain glissent sans effort, et les pas résonnent dans ce silence naturel, seulement troublé par le chant des oiseaux. À la fin de la journée, le groupe arrive au sommet d’une colline où le soleil commence à décliner derrière les montagnes. Les visages sont illuminés, les cœurs légers. Les enfants ont appris à identifier une marmotte, les parents ont découvert la richesse des légendes locales, et tous repartent avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare et précieux. Camille les regarde partir avec un sourire complice : pour elle, chaque randonnée est une nouvelle aventure, un moment de partage et de transmission. À la fin de la journée, le groupe arrive au sommet d’une colline où le soleil commence à décliner derrière les montagnes. Les visages sont illuminés, les cœurs légers. Les enfants ont appris à identifier une marmotte, les parents ont découvert la richesse des légendes locales, et tous repartent avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare et précieux. Camille les regarde partir avec un sourire complice : pour elle, chaque randonnée est une nouvelle aventure, un moment de partage et de transmission. À la fin de la journée, le groupe arrive au sommet d’une colline où le soleil commence à décliner derrière les montagnes. Les visages sont illuminés, les cœurs légers. Les enfants ont appris à identifier une marmotte, les parents ont découvert la richesse des légendes locales, et tous repartent avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare et précieux. Camille les regarde partir avec un sourire complice : pour elle, chaque randonnée est une nouvelle aventure, un moment de partage et de transmission. À la fin de la journée, le groupe arrive au sommet d’une colline où le soleil commence à décliner derrière les montagnes. Les visages sont illuminés, les cœurs légers. Les enfants ont appris à identifier une marmotte, les parents ont découvert la richesse des légendes locales, et tous repartent avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de rare et précieux. Camille les regarde partir avec un sourire complice : pour elle, chaque randonnée est une nouvelle aventure, un moment de partage et de transmission.

Ici, tout le monde peut marcher à son rythme

Les Pyrénées, montagnes à champignon?

Avec des forêts abondantes disséminées sur l’ensemble du massif, parfois jusqu’à de très hautes altitudes, les Pyrénées sont un territoire propice à la cueillette ou à l’observation des champignons. Car c’est la présence des arbres qui permet une grande diversité fongique, avec leur cortège de champignons mycorhiziens (qui poussent en symbiose avec les racines des arbres), mais aussi les décomposeurs de bois, très nombreux. “Le modèle dominant de la hêtraie-sapinière que nous connaissons dans nos vallées offre en plus une grande richesse d’espèces”, confirme Robert Cazenave. Au-delà des forêts, les champignons de prairie comme les agarics, les hygrocybes ou le très convoité mousseron de la Saint-Georges trouvent des conditions idéales.

Fasciné par l’hiver, Christian Delastre propose un voyage au Svalbard, à la rencontre des paysages graphiques formés par la puissance et la beauté de la glace, où l’on peut à la fois se perdre et se trouver.

GR10 Hautes-Pyrénées: sur les traces des pyrénéistes

De Luz, le GR10 officiel s’égrène de village en village, Viella, Viey, Sers, pour remonter vers Barèges, autre charmante ville thermale, la plus haute des Pyrénées, à 1 250 m. De là, il longe en balcon la célèbre route du Tourmalet jusqu’au parking de Tournaboup, l’un des points d’accès à la station de sports d’hiver du Grand Tourmalet. Nous sommes au pied du célèbre pic du Midi de Bigorre et de son observatoire qui culmine, tel un phare au-dessus des montagnes, à 2 877 m d’altitude. Le GR10 bifurque pour remonter la vallée de la Gaubie et atteindre le flambant neuf refuge d’Aygues-Cluses. Au-delà, c’est le pays des lacs et la merveilleuse réserve naturelle du Néouvielle. 2 313 ha de pelouses fleuries, pins à crochets multicentenaires poussant jusqu’à 2 600 m, rhododendrons et lys des Pyrénées, mais aussi la plus grande zone lacustre granitique des Pyrénées françaises, avec 70 lacs. Sous la magnifique crête dentelée du pic du Néouvielle, de nombreux miroirs d’azur accompagnent la marche : Aumar, Aubert, les Laquettes, Orédon et l’Oule. De ce grand réservoir artificiel, le GR10 entame une longue descente et ramène à l’entrée des anciennes mines de manganèse du village de Vielle-Aure. On admire les vieilles maisons auroises du xviie siècle et sa remarquable église romane. Celle de Bourisp, avec des fresques du xvie siècle, vaut un petit arrêt aussi. Le GR10 grimpe de nouveau jusqu’au vieux village d’Azet. On longe de beaux abreuvoirs anciens au-dessus d’une dernière grange. Dans les bruyères, puis les prés de fauche, on découvre la vallée du Louron, sa constellation de petits villages et son grand plan d’eau de Génos-Loudenvielle. Une série de lacets permet de descendre jusqu’à Loudenvielle où les bains chauds du centre de bien-être feront du bien aux pieds fatigués. Le GR10 achève sa course dans les Hautes-Pyrénées au-dessus de Germ, plus précisément au Couret d’Esquierry, paradis des botanistes, où la vue s’ouvre sur les sommets du Luchonnais. L’aventure continue !

GR10 Hautes-Pyrénées: sur les traces des pyrénéistes

Pour faire son entrée dans les Hautes-Pyrénées, le GR10 s’offre un portail grandiose, dans les paysages du cirque du Litor et du col de Saucède,voisin de celui du Soulor. Arrens-Marsous marque le départ de cette traversée de vallée en vallée, au gré de sites aussi splendides que le Vignemale, Gavarnie ou la réserve naturelle du Néouvielle. Avant de les parcourir, l’escale à Arrens-Marsous permet de profiter d’une visite patrimoniale à la chapelle de Pouey-Laün, dorée à l’or fin et à la voûte bleue étoilée, prémices d’autres voûtes étoilées qu’on pourra goûter en haute montagne. Le chemin rouge et blanc est ensuite accompagné par le grondement du gave de Labat, puis par les reflets du lac d’Estaing. Le GR10 pénètre dans le Parc national des Pyrénées.

Un groupe de randonneurs avance sur un sentier escarpé des Pyrénées, entouré de montagnes verdoyantes et de ciel bleu limpide. L’ambiance est paisible et pleine d’aventure.